Remise en liberté!
jeudi 12 février 2009 à 09:39 - les ami-e-s - Lien permanent
Une militante de «l'ultragauche» remise en liberté
La jeune femme de 24 ans était incarcérée depuis un an pour,
notamment, «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste».
Contre l'avis du parquet général, la cour d'appel de Paris a
ordonné ce mardi la remise en liberté d'une jeune femme présentée comme
une membre de «l'ultragauche». Celle-ci était incarcérée depuis plus
d'un an dans le cadre d'un dossier terroriste.
Lors d'une audience le 6 janvier, le parquet général avait requis
le maintien en détention de la militante. L'arrêt avait été mis en
délibéré. La jeune femme, incarcérée à Versailles, devrait être remise
en liberté dans la journée.
Placée sous contrôle judiciaire, elle a l'interdiction de quitter
le territoire français, d'entrer en contact avec les autres mis en
cause du dossier et devra pointer à un commissariat, a précisé son
avocat qui s'est dit «très satisfait» de l'arrêt de la cour d'appel.
Un cheveu correspondant à son ADN
La jeune femme de 24 ans avait été interpellée avec un homme de 26
ans, le 24 janvier 2008 à un péage d'autoroute à hauteur de Vierzon
(Cher) lors d'un contrôle inopiné des douanes. Dans le coffre de leur
véhicule, les douaniers avaient notamment découvert deux sachets d'un
kilo de chlorate de soude, substance pouvant entrer dans la fabrication
d'un engin explosif.
Présentés comme des militants présumés de la mouvance
«ultragauche», fréquentant des squats, ils ont été mis en examen le 27
janvier par les juges Marie-Antoinette Houyvet et Edmond Brunaud pour
«détention et transport d'un produit incendiaire ou explosif destiné à
entrer dans la composition d'un engin explosif» et «association de
malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».
Selon la police, l'ADN de cette jeune femme correspond à celui d'un
cheveu retrouvé sur un engin incendiaire artisanal placé sous une
voiture de police aux abords du commissariat central du XVIIIe
arrondissement de Paris le 2 mai 2007, à quelques jours du second tour
de la présidentielle. La jeune fille niait toute implication dans cette
affaire, préalable à celle de Tarnac.
(Source AFP)



